28 Best platon Quotes
28 quotes by platon from 2 of platon's books, including La République and la republique, each linked to the full book summary.
“La justice n'est rien d'autre que l'avantage du plus fort.”Cette phrase est prononcée par Thrasymaque au début du dialogue. Elle exprime une vision cynique de la justice, la réduisant à un instrument de pouvoir. Socrate passe une grande partie de l'œuvre à réfuter cette conception, cherchant une définition plus noble et intrinsèque.
“Les philosophes doivent régner dans les cités, ou ceux qui sont aujourd'hui appelés rois et souverains doivent philosopher véritablement et sérieusement.”C'est l'une des thèses centrales de Platon, exposée par Socrate. Elle affirme que seule la sagesse et la connaissance des Idées, incarnées par les philosophes, peuvent garantir une gouvernance juste et éclairée de la cité, évitant ainsi la corruption et l'injustice.
“Imagine des hommes dans une demeure souterraine, en forme de caverne, dont l'entrée, ouverte à toute sa largeur, s'étend sur toute la longueur de la caverne.”C'est le début de l'allégorie de la caverne, l'une des images les plus célèbres de la philosophie. Elle illustre la condition humaine d'ignorance, la difficulté de l'ascension vers la connaissance et la vérité, et le devoir du philosophe de guider les autres.
“Le Bien est à l'intellect ce que le soleil est à la vue.”Cette analogie cruciale explique la nature de l'Idée du Bien. Tout comme le soleil rend les objets visibles et permet à l'œil de voir, l'Idée du Bien illumine les autres Idées et permet à l'intellect de les connaître et de comprendre leur vérité et leur essence.
“La justice, c'est de faire ce qui est propre à chacun, sans se mêler des affaires d'autrui.”C'est la définition de la justice que Socrate établit pour la cité idéale, puis pour l'âme individuelle. Chaque classe (gouvernants, guerriers, artisans) ou partie de l'âme (raison, cœur, appétits) doit remplir sa fonction spécifique en harmonie, sans empiéter sur les autres.
“L'âme est divisée en trois parties : la raison, le courage et l'appétit.”Socrate propose cette tripartition de l'âme humaine, en miroir avec les trois classes de la cité idéale. La raison doit diriger, le courage soutenir ses décisions, et l'appétit être maîtrisé, pour atteindre l'équilibre, la vertu et la justice intérieure de l'individu.
“La musique et la gymnastique sont les deux piliers de l'éducation.”Socrate insiste sur l'importance de ces deux disciplines pour former l'âme et le corps des gardiens. La musique adoucit l'âme et développe l'harmonie, tandis que la gymnastique renforce le corps et le courage, préparant à la guerre et à la discipline nécessaire au service de la cité.
“La démocratie dégénère en tyrannie.”Platon, par la voix de Socrate, décrit le cycle de dégénérescence des régimes politiques. La démocratie, par son excès de liberté et l'absence de véritable autorité basée sur la compétence, conduit à l'anarchie, ouvrant la voie à l'émergence d'un tyran pour rétablir l'ordre par la force.
“Le plus grand mal pour une cité n'est pas la guerre, mais la discorde civile.”Socrate souligne que la désunion interne et les conflits entre les citoyens sont plus destructeurs pour une cité que n'importe quelle menace extérieure. L'unité, l'harmonie et la cohésion sociale sont essentielles à sa survie, à sa stabilité et à sa capacité à être juste et prospère.
“Il faut que les gardiens soient des chiens de race, doux envers les leurs et farouches envers les étrangers.”Cette métaphore animale est utilisée pour décrire la nature paradoxale des gardiens de la cité. Ils doivent être protecteurs et bienveillants envers leurs concitoyens, mais aussi courageux, agressifs et vigilants face aux ennemis extérieurs, assurant ainsi la sécurité de la cité.
“L'éducation n'est pas ce que certains disent qu'elle est, à savoir mettre la science dans une âme qui n'en a pas, comme si l'on mettait la vue dans des yeux aveugles.”Socrate critique une conception passive de l'éducation. Pour lui, l'éducation est plutôt l'art de tourner l'âme vers la lumière, de réorienter ses facultés innées vers la contemplation du vrai, du beau et du bien, révélant ainsi ce qui est déjà potentiellement présent en elle.
“La cité idéale est celle où les femmes et les enfants sont communs.”Cette proposition radicale, avancée par Socrate, vise à éliminer les attaches familiales privées pour les gardiens, afin qu'ils se consacrent entièrement au bien de la cité, sans partialité ni intérêt personnel. Elle favorise l'unité et la loyauté envers la communauté plutôt qu'envers la famille individuelle.
“Le mythe d'Er raconte ce qui arrive aux âmes après la mort.”Le mythe d'Er, raconté à la fin du livre, est une allégorie eschatologique. Il décrit le jugement des âmes, leur récompense ou leur châtiment, et leur choix d'une nouvelle vie, soulignant l'importance de la justice et de la vertu dans cette vie pour le destin de l'âme dans l'au-delà.
“La poésie imitative est à bannir de la cité idéale.”Socrate critique sévèrement la poésie et l'art imitatif, car ils éloignent de la vérité en reproduisant des apparences. De plus, ils peuvent corrompre l'âme en excitant les passions et en affaiblissant la raison, nuisant ainsi à l'ordre de la cité et à la vertu des citoyens.
“Une cité juste est une cité heureuse.”C'est une prémisse fondamentale de l'argumentation de Socrate. Il cherche à démontrer que la justice n'est pas seulement un devoir moral, mais aussi la condition essentielle du bonheur et de l'épanouissement, tant pour l'individu que pour la communauté, car elle assure l'harmonie et l'ordre.
“La justice est l'intérêt du plus fort.”Cette affirmation est faite par Thrasymaque au début du Livre I, défiant la conception traditionnelle de la justice et provoquant la longue réfutation de Socrate.
“Le Bien est au monde intelligible ce que le soleil est au monde visible.”Socrate utilise cette analogie au Livre VI pour expliquer la nature du Bien. De même que le soleil illumine les objets et permet la vue, le Bien illumine les Idées et permet à l'intellect de les connaître, étant la source de toute vérité et de toute existence.
“Imagine des hommes dans une demeure souterraine en forme de caverne, dont l'entrée, ouverte à toute sa largeur, donne sur la lumière.”C'est le début de l'allégorie de la caverne, présentée par Socrate au Livre VII. Elle illustre la condition humaine d'ignorance et l'ascension difficile vers la connaissance philosophique, symbolisée par la sortie de la caverne et la contemplation du soleil (le Bien).
“La justice, c'est de faire ce qui est le sien.”Socrate établit cette définition de la justice au Livre IV, l'appliquant à la fois à la cité et à l'âme individuelle. La justice réside dans l'harmonie et le bon fonctionnement des différentes classes (gardiens, auxiliaires, artisans) ou parties de l'âme (raison, courage, appétit).
“L'âme de l'homme est divisée en trois parties : la raison, le courage et l'appétit.”Au Livre IV, Socrate développe la théorie de l'âme tripartite pour montrer que la justice individuelle reflète la justice de la cité. La raison doit diriger, le courage doit soutenir ses décisions, et l'appétit doit lui être subordonné pour atteindre l'équilibre et la vertu.
“Nul n'est méchant volontairement.”Bien que cette idée soit un principe socratique général, elle est sous-jacente à toute la République, notamment dans la discussion sur l'éducation et la corruption des âmes. Socrate soutient que le mal résulte de l'ignorance du Bien, et non d'une volonté délibérée de faire le mal.
“Les femmes sont capables des mêmes fonctions que les hommes, à l'exception de la force physique.”Au Livre V, Socrate défend l'égalité des sexes en termes de capacités intellectuelles et de rôle dans la cité idéale. Cette proposition était révolutionnaire pour l'époque et souligne l'importance du mérite sur le genre, permettant aux femmes de participer pleinement à la vie publique.
“Le tyran est le plus malheureux des hommes.”Socrate conclut cette idée au Livre IX, après avoir analysé les différents régimes politiques et les types d'âmes correspondants. Malgré son pouvoir apparent, le tyran est esclave de ses désirs, vit dans la peur et la solitude, et est donc le plus éloigné du bonheur véritable.
“Nous ne fondons pas la cité pour qu'une classe particulière soit heureuse, mais pour que la cité entière le soit le plus possible.”Cette déclaration de Socrate au Livre IV souligne le principe fondamental de la justice collective dans la cité idéale. Le bonheur individuel est subordonné au bien-être de l'ensemble de la communauté, et chaque citoyen doit contribuer à cet objectif commun, assurant l'harmonie générale.
“Le poète imitateur est donc, par sa nature, trois fois éloigné du roi et de la vérité.”Au Livre X, Socrate critique sévèrement la poésie mimétique (tragédie, comédie) pour son pouvoir de corrompre l'âme en stimulant les passions et en éloignant de la raison. Elle est bannie de la cité idéale car elle imite le monde sensible, déjà une copie du monde des Idées.
“Montre-nous ce qu'est la justice en elle-même, et ce qu'elle produit par elle-même dans l'âme de celui qui la possède, en laissant de côté sa réputation et ses récompenses.”Cette demande de Glaucon au Livre II est le défi central de l'œuvre. Il pousse Socrate à prouver que la justice est intrinsèquement bonne et désirable pour elle-même, indépendamment des avantages sociaux ou des punitions, et non simplement une contrainte sociale.
“Le commencement est la partie la plus importante de toute œuvre, surtout quand il s'agit d'un être jeune et tendre.”Socrate prononce cette phrase au Livre II en discutant de l'éducation des gardiens. Elle souligne l'importance cruciale des premières influences et de la formation morale et intellectuelle dès le plus jeune âge, car elles façonnent profondément le caractère et l'âme de l'individu.
“Il faut toujours choisir la vie moyenne, et fuir les excès des deux côtés.”Cette conclusion est tirée du mythe d'Er au Livre X, où les âmes choisissent leur prochaine vie. Elle met en lumière l'importance de la modération et de l'équilibre dans la vie, évitant les extrêmes pour atteindre la vertu et le bonheur, un principe essentiel de la philosophie platonicienne.
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